Questions à

Alexis DEVILLE
gestionnaire de clientèle,

CAISSE D’EPARGNE
HAUTS-DE-FRANCE
Questions à

Sébastien Guillemot,
chargé d’affaires en gestion privée,

AGENCE GRASLIN (NANTES),
CAISSE D’EPARGNE BRETAGNE – PAYS DE LOIRE

80 % de diversification en UC grâce à l’abonnement.

La quasi-totalité de vos ventes sont effectuées avec abonnement. Est-ce lié au profil de votre clientèle ?

Ma clientèle est variée. J’accorde beaucoup d’importance à la préparation de l’entretien. Pour bien vendre, il faut être curieux ! Je regarde la composition du ménage, son âge, ses revenus. Et j’adapte le discours en fonction du profil du client et de ses projets qui se dessinent. Je présente toujours l’assurance vie associée à l’abonnement, tout simplement en expliquant à mes clients qu’on épargne ainsi petit à petit pour se constituer un capital. J’en parle à chaque entretien, car c’est un placement qui répond à tous les projets de vie : études des enfants, achat immobilier, changement du véhicule...
Auprès d’un client senior, je mets par exemple en avant la transmission du patrimoine pour protéger ses proches et éviter les frais de notaire. Je lui explique qu’il reste le seul maître à bord et qu’il peut changer de bénéficiaire à sa convenance. Aux très jeunes, j’explique que l’assurance vie avec abonnement est une excellente solution pour anticiper un achat ou des travaux, voire la perte de revenus à la retraite.

Proposer la diversification avec l’abonnement, est-ce une démarche systématique ?

Dans le cadre de l’abonnement, en fonction des résultats du QCF/QR et de LEA, je conseille à tous mes clients d’opter pour au moins un support en UC, seule solution pour un potentiel de rendement. Je leur explique en particulier que les versements réguliers sont un bon outil pour faire vivre les UC sur la durée et limiter les impacts des fluctuations des marchés financiers. En général, après avoir défini le profil d’investisseur, je présente à mon client les courbes de performance d’une dizaine de supports. J’explique ensuite que comme il y a risque, l’abonnement est plus que conseillé.
En moyenne, le taux d’UC souscrit en versement initial s’élève à 30 %. Avec l’abonnement, il peut monter jusqu’à 80 % d’UC – c’est-à-dire que sur un montant de 50 euros, 10 euros sont investis en euros et 40 euros en UC. Comme ces montants sont faibles, le client se sent sécurisé. En revanche, pour les versements initiaux importants, la majorité du versement sera placée sur le support en euros, c’est plus rassurant pour ces clients.

Comment incitez-vous vos clients déjà équipés à poursuivre ou augmenter leur abonnement ?

À chaque entretien, je fais le point sur sa capacité d’épargne et en fonction, je lui propose d’augmenter le montant de ses versements réguliers, par exemple de 10 à 15 euros supplémentaires.
Lorsqu’il s’agit de nouveaux adhérents, je lance une question ouverte : quelle somme pouvez-vous mettre de côté tous les mois ? J’attends leur proposition, puis précise avec eux le montant adapté. Je compare alors avec les prélèvements sur le compte liés aux abonnements divers : magazine TV...

La diversification, ça marche bien !

À l’agence Graslin, le taux d’UC souscrit au sein des contrats d’assurance vie s’élève à 50 % en moyenne. Comment faites-vous pour orienter vos clients vers les marchés financiers ?

L’important, c’est vraiment la découverte : elle nous permet de proposer à nos clients la solution spécifique qui répond à leurs attentes. En général, notre rendez-vous démarre par un petit audit patrimonial. De fait, jamais nous ne parlons d’assurance vie en début d’entretien, mais de besoins et de réponses possibles pour faire émerger les projets et la stratégie financière adaptée. On ne vend pas un produit, on vend un service !
Aujourd’hui, c’est clair, l’assurance vie est la solution qui regroupe tous les avantages pour préparer ses projets : la recherche de valorisation, les avantages fiscaux, la disponibilité... Une fois que le client a validé l’offre, nous explorons les possibilités offertes par le contrat, et notamment la diversification. Toujours en cherchant à rester le plus simple et le plus concret possible.

Dans cette argumentation, quelle place accordez-vous à l’outil LEA ?

La règlementation nous impose de nous assurer du profil d’investisseur et de l’horizon de placement du client avant de l’orienter vers les UC. Une fois complété, le questionnaire en ligne nous envoie vers LEA, qui nous propose des solutions de diversification adaptées. Celles-ci peuvent contenir jusqu’à une quinzaine de supports, ce qui peut déconcerter nos clients non avertis. C’est pour cela qu’en fonction de la ventilation suggérée par LEA et du profil d’investisseur, je propose facilement les orientations de gestion ou les fonds à formule. Ces offres sont plus simples à appréhender et aussi rassurantes, car les arbitrages sont effectués par des experts.

Comment parvenez-vous à lever les freins à la souscription d’UC : prise de risque, frais ?

Au vu du rendement faible des supports en euros, le premier frein est facile à lever. Aujourd’hui pour espérer une performance positive, les UC sont incontournables. Certes, la contrepartie est une prise de risques de perte en capital, mais la diversification des supports en UC permet de chercher à la limiter. Ceci, je le démontre avec les courbes de performance et des schémas : sur le long terme, les marchés financiers sont plus souvent en hausse qu’en baisse. Une autre astuce, c’est aussi de relativiser le montant investi en UC en le rapportant à l’ensemble du patrimoine immobilier et financier. Le client peut ainsi constater que la prise de risque est faible au regard de son patrimoine global. Enfin, les frais sont moindres en cas de souscription d’UC. Tous ces arguments « matchent » bien avec les attentes de nos clients.